Prologue
- Elisabeth! Elisabeth, réveille-toi !
Pendant un instant, elle oublia tout : la rose à côté d'elle, son habit somptueux, la pleine lune, l'homme qui lui
parlait et qui était trempé comme elle, les dalles froides qu'elle sentait sous son dos...et la vérité qu'elle avait
découverte...
Chapitre 1 : la découverte
Elisabeth de Melnaire avait toujours été courtisée, même si son père, le comte de Melnaire, s'était
farouchement opposé à cette idée. Il faisait tout pour nier ce que la vérité lui offrait et se mettait dans une rage
folle quand un énergumène sans délicatesse regardait les endroits les plus intimes de sa fille. Car il voulait
que la grâce qu' Elisabeth possédait soit utilisée sans que celle-ci se sente supérieure ou inférieure à son
futur mari. Et le père protecteur qu'il était sentait qu'il était de son devoir, puisque sa femme était morte, que sa
fille donne et reçoive un amour sans égal. Elisabeth était loin des filles prétentieuses, au courage insolent.
C'était une fille mystérieuse, polie, discrète, généreuse et gentille. Et c'était bien là le problème : elle était
trop discrète et trop gentille. Elisabeth pensait que c'était à cause de ces qualités qu' elle voyait des
flashs inquiétants : elle pensait qu'on avait profité d'elle. Alors Elisabeth s'enfermait dans sa chambre et
pleurait d'un écho qu'elle ne se rappelait pas tandis que son père craignait qu'elle se soit échappée par la
fenêtre.
La jeune fille de 15 ans avait remarqué que Laure avait le même comportement qu'elle. Plusieurs fois,
Elisabeth essaya de lui expliquer son problème mais Laure d'un regard lui faisait comprendre qu'elle n'était
pas seule dans son cas. Laure évitait le domestique Argus et elle essayait de faire tout son possible pour
éloigner Elisabeth de lui. Cette dernière ne comprenait pas et pour se faire une raison ( elle avait harcelé Laure
pour qu'elle lui dise tout ), elle s'était dit que les querelles leur avait jeté un froid car Laure et Argus étaient
frères soeurs.
Or, en écoutant à la porte une discussion entre son père et Laure, elle reçut quelques indices :
- Monsieur, je ne veux que protéger votre fille...
- Je le comprends bien, Laure, mais voyez-vous, il faut tout de même mettre votre haine de côté et ne pas
influencer Elisabeth, déclara le comte, navré.
- Sans vouloir vous contredire, expliqua Laure, il faut la prévenir avant qu'il ne soit trop tard, car Argus a le
même comportement que mon père ...
- Argus n'a jamais approché mon enfant, rappela-t-il.
- Pas devant vous, monsieur, dit-elle. C'est mon frère, je pense que...
- Vous avez beau être sa nourrice, s'emporta-t-il, vous n'avez pas le droit de vous mêler ainsi de sa vie !
- Je suis désolée, monsieur, débita-t-elle docilement en baissant la tête et en reculant d'un pas, que mes
paroles vous ai mis en colère.
- Je ne veux plus entendre parler de cette histoire, continua-t-il sans prendre compte des excuses, vous avez
compris ?
- Oui, monsieur, murmura-t-elle en se retirant de la pièce.
Voyant Laure se rapprocher de la porte, Elisabeth courut dans sa chambre mais faillit renverser Argus et
s'arrêta car apparemment celui-ci la cherchait.
J'espère que cette première partie vous plaît et mettez des coms pour que je sache si mon niveau d'écrivain est potable ! ^^